Il est à craindre que nos cancres préfèrent les aventures de Gros Mickey à la lettre de Guy Môquet. Quant à l'idée de faire pleurer dans les chaumières, pourquoi ne pas faire lire ce texte à Jean-Pierre Pernaut une fois par semaine au journal télévisé ?
Par Francis CAMPAGNE
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Vendredi 28 septembre 2007
Par Francis CAMPAGNE
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Vendredi 21 septembre 2007
Ah j'ai compris comment il fait, notre président, pour être partout à la fois : il a un clone. La preuve ? Hier, il faisait un sermon sur TF1... Je passe sur France 2 : le voilà aussi. Son stratagème est enfin déjoué. Mais deux Sarko, ce n'est peut-être qu'un début. Bientôt trois ? quatre ? cent ? mille ? 60 millions ?
Par Francis CAMPAGNE
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Dimanche 16 septembre 2007
Tout roule sur l'autoroute A25. Erreur. Feux rouges, feux de détresse s'animent au bout devant. Gagné, bouchon en vue. Modernisme et capitulation. A la queue leu leu les bolides. Le temps de téléphoner, de réviser son agenda, de courser les escargots. Quel événement provoque ainsi la constipation du boyau ? Un accident ? Une manif ? Un chat écrasé ? Un troupeau de gnous ? Que non. La voie double devient unique. A l'entonnoir, atteint en moins de vingt minutes, voilà de rutilants camions oranges dégobillants de flashes oranges, de flèches autoritaires, de messages alarmistes. Ils sont trois, à rouler au pas, étranglant l'autoroute, la ridiculisant, la transformant en simple route. Devant le cortège de chantier, entre les deux rails de sécurité, marche un bonhomme. Il a un casque sur les oreilles, une combinaison d'astronaute. A la main, une grande pince lui permet de ramasser les papiers et autres saletés... sans se baisser. rendez-nous Jacques Tati et Charlie Chaplin.
Par Francis CAMPAGNE
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Ce matin, je me présente à l'unique maison de la presse de la ville où j'habite. Le tourniquet où se trouvent les journaux croulent sous les Paris Turf, Bilto, Tiercé Magazine. Ah, il reste un exemplaire du Canard Enchaîné - nous sommes mercredi, jour de parution - et c'est la même chose pour Le Monde. La joie devrait me titiller... sauf que je viens là pour acheter Libé. Je fais valser l'engin plusieurs fois, croisant quelque France-Dimanche, Aujourd'hui et torchons du même acabit. De Libé pas de trace. Aventurier, je tente ma chance au comptoir où, au lieu du visage habituel, je découvre un inconnu. Sûrement le remplaçant des vacances.
- Auriez-vous Libération ?
- Heu... C'est un truc qui paraît tous les jours ?
Les mots me manquent. Je ne faisais que demander l'un des plus grands quotidiens nationaux, et l'un des trois ou quatre qui ne lèchent pas les godasses du gouvernement. Excusez du dérangement et reprenez la sieste. Je me demande si je ne vais pas me mettre au turf.
Par Francis CAMPAGNE
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